- Pourquoi refaire les joints de carrelage soi-même ?
- Quels outils et matériaux pour refaire les joints de carrelage soi-même ?
- Comment refaire les joints de carrelage étape par étape ?
- Peut-on refaire les joints sans enlever l’ancien ?
- Quels conseils pour une finition soignée et un bon entretien des joints ?
Refaire les joints de carrelage soi-même redonne vie et étanchéité à une pièce. Cette opération, simple mais minutieuse, permet de préserver le carrelage tout en évitant le remplacement total. Avec les bonnes techniques, le bon matériel et un peu de patience, chacun peut parvenir à un résultat esthétique durable. Le nettoyage, la pose et la finition se succèdent pour transformer des joints usés en un élément solide et propre. Voici un guide méthodique pour reprendre en main cette rénovation accessible.
En bref :
- Le retrait total des anciens joints optimise la solidité de la rénovation.
- Un nettoyage complet et un séchage préalable assurent la tenue du nouveau joint.
- Le choix du mortier-joint dépend de l’usage et de l’environnement de la pièce.
- Une application soignée, avec une raclette en caoutchouc et une éponge bien essorée, garantit une finition nette.
- La rénovation sans enlever l’ancien peut être une solution rapide mais nécessite une préparation stricte.
Pourquoi refaire les joints de carrelage soi-même ?
La rénovation des joints de carrelage impacte directement la durée de vie du revêtement. Au fil du temps, les joints perdent leur couleur, s’effritent ou se fendent. Ces détériorations favorisent les infiltrations d’eau qui, en s’insinuant sous le carrelage, risquent d’endommager la dalle. Dans les pièces humides comme la cuisine ou la salle de bains, cela provoque souvent des traces de moisissure ou un décollement progressif des carreaux.
En réparant ces joints, on obtient non seulement un effet esthétique immédiat, mais on préserve le support et évite des travaux plus lourds. Cette rénovation présente également l’avantage de coûter peu, avec un budget entre 15 et 30 € pour un sac de mortier-joint de 5 kg, suffisant pour environ 5 m². Un bricoleur attentif peut ainsi effectuer ces travaux en une demi-journée, ce qui en fait une tâche réalisable même pour un amateur.
La réalisation de cette opération a un impact notable sur l’entretien quotidien. Des joints neufs protègent mieux des salissures, facilitant le nettoyage futur. Le résultat final sera d’autant plus satisfaisant que la méthode employée sera rigoureuse, notamment à travers un grattage minutieux et un lissage soigné à l’éponge. Ces étapes délimitent clairement ce qui distingue un travail amateur d’un rendu professionnel.
La méthode s’adapte également au carrelage mural ou au plan de travail carrelé. Le secret d’une rénovation durable ne repose pas uniquement sur la nature du mortier, mais surtout sur une préparation méticuleuse du support. Par exemple, retirer les anciens joints est une phase non négociable, malgré sa pénibilité. Elle garantit une adhérence parfaite du nouveau matériau.
En général, il ne faut pas brûler les étapes car un joint mal préparé entraînera des fissures ou un décollement rapide. Pour ce faire, il est possible de combiner des outils manuels, comme un grattoir, avec des appareils électriques multifonctions munis de lames carbure. Cette alliance accélère le travail tout en préservant l’intégrité du carrelage.

Quels outils et matériaux pour refaire les joints de carrelage soi-même ?
Le matériel indispensable à chaque étape
Pour obtenir un joint solide et propre, le choix des outils est fondamental. Chaque phase nécessite un équipement spécifique. Il faut donc préparer en amont :
- Un grattoir manuel ou outil multifonction pour ôter l’ancien joint sans abîmer les carreaux.
- Un aspirateur pour éliminer poussières et débris afin d’assurer une adhérence optimale.
- Un sac de mortier-joint adapté à la pièce (salle de bains, cuisine, sol).
- Une raclette en caoutchouc pour appliquer le mortier de façon homogène dans les rainures.
- Une grosse éponge et un seau d’eau pour le lissage et le nettoyage doux.
- Des équipements de protection tels que gants, lunettes et masque pour éviter les accidents.
Le choix du mortier : comment s’y retrouver ?
Différents types de mortier-joint sont disponibles sur le marché, adaptés à chaque usage :
- Le ciment classique, indiqué pour les pièces à usage sec avec joints de 2 à 6 mm, offre une résistance limitée à l’humidité.
- Le mortier hydrofuge, idéal pour salles d’eau et cuisines, résiste bien à l’humidité et à la moisissure.
- Le mortier époxy, plus technique, convient aux douches ou plans de travail très sollicités, assurant étanchéité maximale.
Choisir la bonne teinte de mortier améliore aussi l’harmonie visuelle, surtout si la rénovation touche uniquement une partie du mur ou du sol. Certaines marques proposent des mélanges prêts à l’emploi facilitant la tâche des débutants.
Le rôle des préparateurs et nettoyants spécialisés
Avant toute pose, un nettoyage intensif avec des produits adaptés améliore la durabilité de l’opération. Les gammes disponibles chez produits d’élimination de joints en ciment contribuent à préparer efficacement la surface. Il faut aussi penser à utiliser un traitement anti-moisissure si la pièce est particulièrement humide. Ces précautions évitent la réapparition rapide de taches et de dégradations.
Comment refaire les joints de carrelage étape par étape ?
Le retrait des anciens joints
Retirer complètement les joints abîmés est la première étape, la plus longue mais indispensable. Utiliser un grattoir ou un outil électrique équipé d’une lame carbure permet de creuser à une profondeur de 2 à 3 mm au minimum. La patience est requise afin de ne pas endommager les carreaux voisins : un travail trop brutal risque d’écorcher les bords et de fragiliser l’ensemble.
Pour supprimer l’excès d’ancien joint, il est recommandé de procéder en plusieurs passages légers plutôt qu’en un seul geste fort. Cette technique préserve l’émail tout en garantissant un résultat net indispensable à la nouvelle pose.
Le nettoyage approfondi des rainures
Après retrait, un passage méticuleux à l’aspirateur élimine la poussière et les débris. Il faut ensuite passer un chiffon humide pour enlever les restes les plus fins. Un support parfaitement propre est indispensable pour que le nouveau mortier adhère correctement. Un joint posé sur une surface sale se décollera rapidement, causant un nouvel entretien.
Laisser sécher plusieurs heures à l’air libre évite en outre que l’humidité ne fragilise la consistance du mortier à venir.
L’application du mortier-joint
Il convient de préparer le mélange selon les instructions du fabricant, en respectant rigoureusement les proportions d’eau pour obtenir une pâte souple. Le repos de 5 minutes avant application favorise une meilleure prise.
La pose s’effectue à la raclette en caoutchouc, en travaillant de manière diagonale pour remplir parfaitement les rainures. Cette technique force la pénétration et évite la formation de bulles d’air. Travailler par petites surfaces d’environ 1 m² permet d’éviter que le mortier durcisse avant le nettoyage.

Peut-on refaire les joints sans enlever l’ancien ?
Le principe de la rénovation directe
Rénover les joints en superposant un nouveau produit sur l’ancien peut constituer une solution rapide. Cette méthode réduit le temps passé et les déchets générés. Elle convient si les joints existants ne sont pas trop endommagés ni friables. La préparation devient alors la clé pour permettre un accrochage durable.
Cependant, cette technique demande une préparation scrupuleuse des surfaces, incluant un nettoyage rigoureux à la brosse et parfois un léger ponçage. Sans ces étapes, la superposition risque de se décoller, surtout dans les zones très sollicitées ou humides.
Le marché des matériaux adaptés pour la superposition
Des gammes spécifiques couvrent ce besoin, telles que celles proposées par Parexlanko ou Weber. Ces mortiers, parfois à base de résine, affichent une adhérence renforcée même sur supports anciens. L’ajout de membranes d’étanchéité peut aussi être envisagé pour garantir une protection maximale, notamment dans les salles de bains.
Les limites et recommandations
Cette méthode ne convient pas aux joints très fissurés ou fragmentés. Dans ce cas, un retrait partiel ou total reste préférable. Elle peut aussi entraîner un épaississement des joints, perceptible esthétiquement ou gênant pour certains usages. Enfin, un entretien plus fréquent est souvent nécessaire car la superposition offre parfois une résistance moindre aux chocs.
Quels conseils pour une finition soignée et un bon entretien des joints ?
La finition détermine beaucoup du rendu final. Après une pose bien réalisée, il faut attendre 10 à 15 minutes que le joint commence à prendre pour passer une éponge humidifiée, bien essorée, en mouvements circulaires. Ce geste gomme l’excédent et lisse la surface. L’éponge doit être rincée très souvent afin d’éviter la formation d’un voile blanchâtre inesthétique.
Le dernier nettoyage se fait 2 à 4 heures plus tard avec un chiffon sec qui élimine ces traces une fois sèches. Pour pérenniser les joints, il est conseillé d’appliquer un scellant protecteur qui empêche les taches et renforce l’imperméabilité. Des produits tels que ceux proposés par Pattex ou Quelyd sont couramment utilisés.
| Phase | Conseils pratiques | Outils/Produits recommandés |
|---|---|---|
| Retrait de l’ancien joint | Travailler calmement, éviter d’endommager le carrelage | Grattoir, outil multifonction avec lame carbure |
| Nettoyage | Passer aspirateur, chiffon humide, laisser sécher | Aspirateur, chiffon doux, produits nettoyants spécialisés |
| Mélange du mortier | Respecter les dosages, préparer par petites quantités | Seau propre, spatule, mortier adapté |
| Application | Etaler en diagonale, travailler en sections de 1 m² | Raclette en caoutchouc |
| Finition | Lisser avec éponge humide, nettoyer voile blanchâtre | Eponge, chiffon sec, scellant protecteur |
L’entretien régulier est indispensable pour éviter les dégradations rapides. Un lavage doux avec des produits spécifiques empêchera la formation de moisissures, notamment dans les pièces humides. Réguler l’humidité et aérer les pièces optimise également la longévité des joints rénovés.
Pour des astuces supplémentaires liées à l’élimination des surplus ou vieux joints, consulter aussi ce guide complet sur comment enlever le surplus de joint de carrelage facilite la tâche.
Peut-on refaire un joint de carrelage sans retirer l’ancien ?
Oui, uniquement si l’ancien joint est encore en bon état, propre et non friable. Cependant, cette méthode nécessite un nettoyage rigoureux pour assurer l’adhérence.
Quel mortier-joint choisir pour une salle de bains ?
Le mortier hydrofuge est recommandé pour ses propriétés résistantes à l’humidité, mais pour les douches très sollicitées, le mortier époxy offre une meilleure étanchéité.
Combien de temps faut-il pour que les joints soient secs ?
Le séchage complet varie entre 24 et 72 heures selon le produit et les conditions ambiantes. Une bonne ventilation accélère ce temps.
Comment éviter que les joints se fissurent rapidement ?
Respecter la préparation du support, ne pas mélanger trop de mortier d’avance, et appliquer le produit en plusieurs passages sans excès garantit une meilleure tenue.
Quels outils utiliser pour retirer les anciens joints ?
Un grattoir manuel est suffisant pour de petites surfaces, mais un outil multifonction avec lame carbure rend le travail plus rapide et précis.





